“La création attend, d’une vive attente, la révélation des fils de Dieu… Car nous savons que toute la création ensemble soupire ; elle est en travail jusqu’à maintenant.” Romains 8. 19, 22
Le lecteur comprend aisément que, dans ce monde corrompu, l’enfant de Dieu soupire et attend la délivrance de son corps (Rom. 8. 23). Mais dans ce chapitre de l’épître aux Romains, il est surpris de lire ces expressions : “la création attend” (Rom. 8. 19), “la création soupire” (Rom. 8. 22).
La création (ciel et terre, règnes animal, végétal et minéral) est comparée à une femme qui passe par les douleurs de l’accouchement, mais ses gémissements laissent présager une vie nouvelle. La création sait qu’elle sera délivrée un jour de la corruption qui l’asservit.
La création soupire et est en travail jusqu’à maintenant. Pourquoi ? Parce qu’elle “a été assujettie à la vanité (non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’a assujettie)” (Rom. 8. 20). L’intervention de Satan et la désobéissance de l’homme ont affecté la création. Ne peut-on pas entendre ce soupir universel dans les maladies qui frappent les animaux et les végétaux ? L’homme est aussi aujourd’hui responsable de la dégradation de la nature : déforestation entraînant l’érosion, avancée des déserts, modification des climats favorisant les inondations et les ouragans, pollution des sols, de l’atmosphère, des océans, fuites radioactives, dégradation de la cohabitation et de l’équilibre des espèces… Oui, la création souffre, elle est comme une esclave maltraitée par l’homme déchu, mais elle sera bientôt délivrée.
La création attend ; c’est même “une vive attente”. Qu’attend-elle ? “La révélation des fils de Dieu” ! Mais qui sont ces fils de Dieu ? Tous ceux qui ont “la foi dans le Christ Jésus” (Gal. 3. 26). Ils sont aussi “enfants de Dieu” (Rom. 8. 16), “héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ” (v. 17) ; mais ils ne sont pas encore « révélés », c’est-à-dire publiquement et glorieusement connus, comme associés à Jésus Christ. Évidemment, eux aussi attendent le moment de son apparition publique pour établir son règne. C’est à ce moment-là que la création “sera délivrée de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu” (Rom. 8. 21). Le désert et le pays aride se réjouiront (Es. 35. 1), les montagnes et les collines éclateront d’allégresse (Es. 55. 12).
En harmonie avec la création, nous attendons le moment du “renouvellement de toutes choses” annoncé par Jésus (Matt. 19. 28).
Source (Plaire au Seigneur)