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La parabole des deux fils

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“Un homme avait deux fils…” Luc 15. 11 (lire jusqu’au v. 32)

 

Quel titre donner à ce texte de Luc 15 ? On l’appelle souvent « parabole du fils prodigue » ; mais on pourrait tout aussi bien l’appeler « parabole des deux frères » ou « parabole des deux fils ». Chacun peut se reconnaître dans un frère ou dans l’autre, parfois dans l’un et dans l’autre, en fonction des circonstances.
Un père avait donc deux fils. Ces derniers avaient tout pour être heureux, mais ils étaient centrés sur eux-mêmes, aucun des deux n’aimait vraiment son père.
Le plus jeune ose demander sa part d’héritage, sans attendre le décès de son père ; il s’en va et dilapide tout l’argent reçu dans la recherche des plaisirs. Il se retrouve bientôt seul et réduit à la misère. Humilié, repentant, il revient à la maison. Quelle surprise ! Son père, qui chaque jour scrutait l’horizon dans l’attente de son fils, l’aperçoit enfin. “Il courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers” (Luc 15. 20). C’est le père qui se jette au cou du fils et non l’inverse ; la prière du père est exaucée ! Mais le meilleur se passe à la maison : l’amour du père est manifeste, le pardon est accordé et la joie envahit la demeure familiale.
L’autre fils est resté bien sagement à son travail. A-t-il manifesté de l’amour pour son père durant toutes ces années où il est resté le seul descendant auprès de lui ? Quand il rentre à la maison après sa journée de travail, il entend le bruit des réjouissances. Mais au lieu d’être heureux de retrouver son cadet, il est en colère. Il voit son père sortir à sa rencontre pour l’accueillir mais il l’agresse : “Voici tant d’années que je te sers, jamais je n’ai désobéi à tes commandements et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour faire bonne chère avec mes amis” (v. 29). En fait il avait peut-être montré beaucoup d’indifférence envers son père qui pourtant lui avait dit : “Tout ce qui est à moi est à toi” (v. 31) Quelle preuve de l’amour paternel !
Deux attitudes différentes des fils, un même amour du père. Cette parabole pourrait aussi s’appeler « la parabole de l’amour du père » !
 
Source (Plaire au Seigneur)
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