“Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles qui ont été prononcées auparavant par les apôtres de notre Seigneur Jésus Christ ; ils vous disaient : À la fin du temps, il y aura des moqueurs marchant selon leurs propres convoitises d’impiété. Ceux-là sont ceux qui se mettent à part ; ce sont des hommes naturels, n’ayant pas l’Esprit.” Jude 17-19
Le Saint Esprit a conduit presque simultanément l’apôtre Pierre, comme nous l'avons vu hier, puis Jude, frère cadet du Seigneur (Matt. 13. 55), à alerter de nombreux lecteurs sur la présence néfaste de moqueurs dans leurs assemblées, “parmi les fidèles” (Jude 4). L’une et l’autre épître signalent l’inhérence de ce mal “aux derniers temps”. Cela prouve que les moqueurs représentaient alors un danger considérable, tout comme aujourd’hui.
Selon Pierre, l’incrédulité des moqueurs est révélée par leurs provocations. En niant la souveraineté des promesses de Dieu, ils sapent le fondement de la foi chrétienne. En contraste, les moqueurs que Jude dénonce ne se limitent pas à des insinuations et des mises en doute. Entièrement assujettis à leurs convoitises, ils veulent pouvoir s’adonner à leurs passions sans encourir la moindre restriction ni le plus timide reproche, prouvant par là qu’ils ne sont pas “nés de nouveau”, “n’ayant pas l’Esprit” (Jean 3. 3-6). Ces moqueurs se considèrent libérés des limites qu’implique une vie de piété ; ils méprisent les croyants fidèles, les ridiculisent, créant ainsi des partis au sein de l’église, voire des divisions.
N’est-ce pas le problème que nombre d’églises affrontent aujourd’hui concernant les mœurs ? Gardons-nous de minimiser l’influence délétère qu’exercent les moqueurs ! Leur comportement est en fait une rébellion ouverte et délibérée contre Dieu, en le bravant outrageusement à la manière d’un “Zimri, fils de Salu” (Nom. 25. 1-15).
Mais les ressources pour se protéger de ces dangers sont toujours aussi puissantes et actuelles qu’autrefois, Dieu en soit béni ! Il s’agit de nous édifier ensemble “sur notre très sainte foi, priant par le Saint Esprit” et de nous conserver “dans l’amour de Dieu” (Jude 20-23). Cependant Dieu nous rappelle aussi nos devoirs envers les égarés. Ils consistent d’abord à reprendre “ceux qui contestent” et “pour les autres”, de les arracher “hors du feu” (v. 22) c’est-à-dire de leur présenter et “la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit” et “le Fils” qui seul peut les affranchir (Rom. 1. 16 ; Jean 8. 36).
Source (Plaire au Seigneur)