“Ils ont pansé la plaie de la fille de mon peuple légèrement, disant : paix, paix, et il n’y avait point de paix.” Jérémie 6. 14
Un homme se blesse au bras avec un outil tranchant. Ses proches ne se rendent pas compte de la gravité de la plaie et lui appliquent un pansement ainsi qu’un bon bandage. Au bout de quatre jours, l’ambulance est enfin appelée… Trop tard, l’homme vient de mourir, ayant perdu trop de sang. La plaie avait été pansée légèrement !
Il en était ainsi au temps de Jérémie le prophète. Le peuple d’Israël dans son ensemble avait abandonné Dieu pour se livrer à l’idolâtrie (Jér. 1. 10 ; 2. 13, 17, 19 ; 5. 7…)
Les prophètes et les sacrificateurs, ces hommes aux fonctions si importantes pour le peuple, s’étaient eux-mêmes détournés de Dieu (5. 30, 31 ; 6. 13). En tant que responsables, ils auraient dû être des exemples de piété, et dénoncer et juger les péchés du peuple. Étant impliqués eux-mêmes dans ces péchés, ils ne recherchaient que la paix facile, celle qui préfère ne pas aborder les problèmes sérieux. Ces responsables ne voulaient pas juger la racine des choses ou, selon l’image, considérer la gravité de la plaie pour y apporter le pansement adapté, “ils l’ont pansée légèrement”.
N’en était-il pas de même quand les frères de Joseph ont dit à leur père : “une mauvaise bête l’a dévoré ; Joseph a certainement été dévoré” (Gen. 37. 33). La plaie du mensonge a été dramatiquement couverte et pendant si longtemps, les dix frères ne seront pas affligés de “la brèche de Joseph” (Amos 6. 6). Mais Dieu allait découvrir, Lui, “la plaie”.
Dans l’A.T., la loi touchant la lèpre (Lévitique 13 et 14) insiste sur tout le soin du sacrificateur pour identifier le mal dans tous les cas envisagés et y apporter une solution divine… Non, le sacrificateur ne devait pas panser légèrement la plaie. Paul n’a pas agi autrement avec l’église de Corinthe. En vrai sacrificateur, il a dénoncé leurs péchés (au nombre de douze) et y a apporté la solution divine.
L’exemple suprême est en Dieu. Comment aurait-il pu panser légèrement le péché de l’homme ?.. Il met “la plaie” en évidence (Rom. 1 et 2) et visite les péchés des croyants sur Jésus à l’heure de la croix. Tout cela nous amène à de sérieuses réflexions (Prov. 1. 4 ; 2. 11 ; 3. 22).
Source (Plaire au Seigneur)