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Pierre et les miracles

“On apportait les infirmes dehors dans les rues : on les mettait sur de petits lits et sur des brancards, afin que, quand Pierre viendrait, au moins son ombre passe sur l’un d’eux. Et ils étaient tous guéris.” Actes 5. 15, 16

 

Pierre avait suivi Jésus depuis les débuts de son ministère en Galilée. À Cana, il l’avait vu changer de l’eau en vin lors du premier miracle. Il avait observé les paralytiques marcher, les aveugles voir, les démoniaques être délivrés. Il avait même été témoin de la résurrection de la fille de Jaïrus. Il avait distribué les pains et les poissons multipliés par Jésus au point de nourrir plus de 5 000 personnes.

Lui-même avait été envoyé par Jésus avec “puissance et autorité sur tous les démons, et le pouvoir de guérir les maladies” (Luc 9. 1). Tout excité, il était revenu vers le Maître pour lui raconter tout ce qu’il avait fait.

Plus tard, Pierre a été revêtu de la “puissance d’en-haut” (le Saint Esprit qui était descendu sur ses amis et sur lui le jour de la Pentecôte) et il a poursuivi le ministère de son Seigneur à Jérusalem et en Judée. Et le premier des apôtres a continué à opérer des miracles, plus spectaculaires encore qu’avant : il n’avait même pas besoin de toucher les malades : son ombre suffisait à guérir ! Lui aussi a ressuscité une femme, la pieuse Dorcas.

À la fin de sa vie, l’apôtre écrit deux lettres, son testament spirituel. Il y résume ce qu’il estime important de laisser à ses amis chrétiens (2 Pi. 1. 12-15). Nous nous attendrions à trouver dans ses écrits des instructions claires sur les guérisons, les miracles, les exorcismes… N’aurait-il pas été le mieux placé pour en donner ? Mais — ô surprise ! — nous ne trouvons aucune exhortation à opérer des signes spectaculaires, pas le moindre verset pour encourager à demander la guérison de toute maladie, pas la plus petite allusion aux prodiges que lui-même avait faits ! Au contraire, Pierre parle beaucoup dans ses lettres de souffrance patiemment supportée, d’endurance dans l’épreuve… Il exhorte à espérer dans la délivrance, mais au retour du Seigneur ; il recommande une bonne conduite au sein même des difficultés, qu’elles soient au travail, dans l’église, dans la société, dans le couple…

La toute-puissance de Dieu reste la même aujourd’hui. Mais ce silence des lettres de Pierre devrait sérieusement faire réfléchir tous ceux qui insistent aujourd’hui sur les ministères de guérison ou de délivrance…

Source (Plaire au Seigneur)

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