“Qui d’entre vous, par le souci qu’il se donne, peut ajouter une coudée à sa taille ? Et pourquoi êtes-vous en souci du vêtement ? Étudiez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne travaillent ni ne filent ; mais je vous dis que même Salomon dans toute sa gloire n’était pas vêtu comme l’un d’eux.” Matthieu 6. 27-29
À plusieurs reprises, le Seigneur a posé des questions à ses disciples pour les amener à réfléchir. Ce jour-là, assis sur une montagne, il leur demande : “Pourquoi êtes-vous en souci ?” Aujourd’hui quelqu’un répondra : « Être en souci, moi ? Non, les soucis n’arrangent rien, Dieu sait tout et je lui fais confiance ! » Un autre, au contraire, remarquera : « Comment ne pas être en souci si mon enfant est malade, si je suis au chômage, si des tensions surgissent dans mon assemblée locale… ? »
Replaçons la question du Seigneur dans son contexte. Il vient de dire à ses disciples que leur cœur ne peut pas être partagé : “Vous ne pouvez pas servir Dieu et les richesses”. Autrement dit, la recherche inquiète de notre subsistance comme la possession des richesses nous empêche d’être tout entiers à Dieu.
Le Seigneur répond lui-même à sa question en donnant à ses disciples trois motifs de confiance :
1. Puisque la vie est plus que la nourriture qui l’entretient, le corps plus que le vêtement qui le couvre, Dieu qui a donné la vie et veut la conserver, ne donnera-t-il pas le nécessaire ?
2. Observez les moineaux que Dieu nourrit, les lis des champs que Dieu habille. Dieu prend soin de la nature et ce Dieu est votre Père !
3. Le souci ne changera rien à ce que Dieu a fixé pour vous ; personne, par ses inquiétudes, ne peut ajouter une coudée à sa taille ou une heure à sa vie. Dieu, dans sa sagesse, en a déterminé la mesure (Ps. 39. 5).
Alors, inutile d’être inquiet en pensant que Dieu ignore le problème, de se charger de soucis en pensant que nous sommes responsables de trouver une solution. Faisons confiance à Dieu ! Là où la foi s’arrête, l’inquiétude avance ! David l’avait compris : “Au jour où je craindrai, dit-il, je me confierai en toi” (Ps. 56. 3).
Source (Plaire au Seigneur)