“Mon cœur gémit sur Moab… J’enverrai sur Dimon de nouveaux malheurs.” Ésaïe 15. 5, 9 (Segond)
Les chapitres 13 à 23 du livre d’Ésaïe présentent dix oracles sur les nations qui entourent Israël et sur le peuple de Dieu lui-même.
Les deux versets du jour sont tirés du troisième oracle prononcé sur Moab (Ésaïe 15 à 16). Après une description saisissante des malheurs de ce peuple, le tableau s’interrompt. Qui est celui dont le cœur gémit devant tant de malheurs ? C’est celui qui affirme, trois versets après, qu’il va envoyer de nouveaux malheurs, c’est “l’Éternel des armées” lui-même ! La suite de l’oracle confirme que Dieu manifeste à la fois sa juste colère et l’infinie sympathie de son cœur : celui qui compatit est aussi celui qui fait parfois cesser la joie (Es. 16. 9, 10). Notre esprit limité pourrait y voir une contradiction ; mais nous affirmons, appuyés sur ces versets comme sur bien d’autres, la cohérence et l’harmonie des caractères divins.
Dieu se laisse ainsi découvrir à notre foi et ce que nous apprenons de lui nous encourage :
– Par rapport aux malheurs qui accablent notre monde. Comment un Dieu bon peut-il permettre de telles horreurs, entendons-nous ? Tout d’abord, ces malheurs sont le plus souvent la conséquence directe ou indirecte du péché de l’homme. Mais, dans tous les cas, notre Dieu ne se contente pas de les permettre, ni de les envoyer en juste rétribution ; il entre aussi en sympathie avec sa créature souffrante et voudrait se faire trouver d’elle. L’attitude du Seigneur Jésus face aux maux qui l’entouraient en fournit la démonstration.
– Par rapport à nos propres épreuves. Le chrétien n’est plus sous le jugement de Dieu. La Bible dit qu’il est un bienheureux. Pour autant, il n’est pas dispensé d’épreuves, car il appartient à l’humanité souffrante. Dieu peut aussi parfois agir pour le former ou pour attirer son attention s’il s’est éloigné de lui. Mais celui qui fait la plaie est aussi celui qui la bande (Job 5. 18). Sa sympathie active nous est assurée en toute circonstance.
– Par rapport à l’éducation de nos enfants. À l’image de notre Père parfait, nous éduquons nos enfants. Et s’il est parfois nécessaire à leur éducation qu’ils supportent les conséquences de leurs actes, nous souffrons pour nos enfants de leur propre souffrance. Alors nous comprenons un peu le cœur de notre Dieu qui gémit quand il doit juger.
Source (Plaire au Seigneur)