“Le vingt-quatrième jour du premier mois, j’étais au bord du grand fleuve qui est le Hiddékel ; et je levai les yeux, et je vis ; et voici un homme vêtu de lin, et ses reins étaient ceints d’or d’Uphaz ; et son corps était comme un chrysolithe, et son visage comme l’aspect de l’éclair, et ses yeux comme des flammes de feu, et ses bras et ses pieds comme l’apparence de l’airain poli, et la voix de ses paroles comme la voix d’une multitude.” Daniel 10. 4-6
Au terme de son jeûne, Daniel est au bord du fleuve Hiddékel (probablement le Tigre) avec des compagnons. Le 24e jour du premier mois de l’année, une personne revêtue de gloire lui apparaît dans une vision. La description qu’en fait Daniel correspond à celle du Fils de l’homme, le Seigneur Jésus, dans la vision que l’apôtre Jean reçut à Patmos (Apoc. 1. 12-16). Comme Jean, Daniel perd toutes ses forces devant l’apparition glorieuse du Seigneur de l’univers et tombe dans une profonde stupeur. Il s’effondre sur le sol. Ses compagnons n’ont pas vu la personne qui était apparue, pourtant ils courent se cacher. Le prophète reste seul, face contre terre.
Une main touche alors Daniel, le secoue, et le met sur ses genoux et les paumes de ses mains. Dans sa faiblesse extrême, à quatre pattes comme un animal, le prophète entend : “Daniel, homme bien-aimé, comprends les paroles que je te dis, et tiens-toi debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé vers toi” (v. 11). À cette parole, Daniel trouve les forces pour se relever et se tenir sur ses pieds. Il est un homme bien-aimé ! Quel encouragement de la part du Seigneur par son ange !
Quand nous tombons sur notre face pour mieux entrer dans la connaissance des pensées divines, Dieu se plaît à répondre : “C’est à celui-ci que je regarderai : à l’affligé, et à celui qui a l’esprit contrit et qui tremble à ma parole” (Es. 66. 2).
Daniel a reçu la compréhension qu’il recherchait, il est sorti de cette épreuve avec de nouvelles forces. Il pourra être introduit dans la prodigieuse révélation que l’Éternel lui réserve (Dan. 11 et 12).
“Ne te réjouis pas sur moi, mon ennemie : si je tombe, je me relèverai ; si je suis assise dans les ténèbres, l’Éternel sera ma lumière” (Mich. 7. 8).
Source (Plaire au Seigneur)